POLITIQUE & SOCIETE

La France Présidente !  (POLITIQUE & SOCIETE) posté le jeudi 03 mai 2007 22:03

“Je vous salue ! Je vous salue peuple de France ! Je vous salue peuple de France ! Peuple libre ! Peuple fier ! Peuple insoumis et qui veut la victoire !

[...] Le choix, il est là. Il est clair. C’est le choix de l’audace mais aussi de la réconciliation. C’est le choix de l’harmonie, c’est le choix de la paix, c’est le choix de la réussite, c’est le choix de la justice, c’est le choix de l’énergie, c’est le choix d’une France plus juste et donc une France plus forte ! [...] Vive la République, vive la France !

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L'analyse d'Edwy Plenel  (POLITIQUE & SOCIETE) posté le mardi 01 mai 2007 16:54

Blog de aurelia-lemonnier :} Démons & Merveilles {, L'analyse d'Edwy Plenel

Edwy PlenelIl a été le directeur de la rédaction du quotidien Le Monde, pendant près de 10 ans, jusqu’à sa démission volontaire pour désaccord avec les orientations prises par le journal et le groupe dirigés par Jean-Marie Colombani et Alain Minc. Depuis, il anime des émissions culturelles (LCI, France-culture) et tient une chronique dans le quotidien belge Le Soir ("La France vue d'en dehors"). Il est également professeur, spécialiste des métiers du journalisme.

Il explique comment l'élection de Nicolas Sarkozy agraverait toutes les crises dont souffre  notre pays : sociale ("parce qu'il veut donner beaucoup plus à ceux qui ont déjà trop"), politique ("parce qu'il veut accentuer un présidentialisme institutionnel [...]" alors qu'il faut changer nos institutions pour plus de démocratie) et internationale ("vision identitaire,  communautariste, voire religieuse de la société, celle-là même qui nourrit l'affrontement des culture et la guerre des civilisations") ! Il en témoigne,  "l'uniformisation du paysage médiatique était pour lui un enjeu avant cette campagne"

 

 

 

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L'analyse d'Ariane Mnouchkine  (POLITIQUE & SOCIETE) posté le mardi 01 mai 2007 15:27

Blog de aurelia-lemonnier :} Démons & Merveilles {, L'analyse d'Ariane Mnouchkine
 Ariane Mnouchkine, fondatrice du théâtre du Soleil, metteur en scène, réalisatrice et scénariste, dont les oeuvres donnent à réfléchir sur la condition humaine, exprime ses craintes vis à vis de  Sarkozy : "Je voterai Ségolène Royal [...] Sarkozy ce n'est pas une droite démocratique [...] Sarkozy, c'est une droite sombre. [...]  c'est un homme de clan, c'est un type qui n'fait pas le lien, il s'adresse à chaque famille [...] il se déguise devant chacun [...] tous ces gens qu'il divise pour régner [...] un Président, c'est exactement le contraire, c'est quelqu'un qui va unir derrière une vision, une aspiration d'une société claire [...] regardez-le, regardez-le bouger, regardez ses gestes [...] Regardez, puisqu'il parle tellement de notre patrie, de notre belle France, de notre pays, regardez ce qu'il y a d'écrit là "Liberté, Egalité, Fraternité", Sarkozy, ce n'est pas la liberté, c'est loin d'être l'égalité, ça n'est pas du tout la liberté, c'est le népotisme ! C'est les miens d'abord, ma caste, mon clan, ma famille, mes proches, mes semblables. [...] chacun peut se faire une opinion en le regardant bien, en écoutant bien la façon dont il détimbre sa voix sur certaines phrases, dont la brutalité perce sous d'autres [...] Certes il ne fera pas tout ce qu'il dit, mais les choses que je n'aime pas dans ce qu'il dit, il les fera.
Pour voir la vidéo :


envoyé par perso-antisarko
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L'identité nationale de Sarkozy  (POLITIQUE & SOCIETE) posté le lundi 30 avril 2007 20:03

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Suite de l'article précédent   

 

 En revanche, Quand Sarkozy place l’Etat-nation au-dessus de la République (« Vive la République et par dessus tout, vive la France !" a-t-il clamé, en conclusion de son allocution du 23 avril), il glisse insidieusement sur une piste savonneuse, comme l’analyse Dedalus (http://sarkononmerci.fr/files/category-13.html ) : « Rappelons qu’une république est une forme de gouvernement d’un État ou d’un pays dont la souveraineté est détenue par le consentement populaire et dans lequel le chef d’État est élu par le peuple. Rappelons aussi que la République française est le nom officiel de la France, de son État et de son régime politique. Elle est l’héritage de la révolution française depuis la proclamation de la première République en 1792.  Rappelons enfin que [la République française fut plusieurs fois renversée [entre autres par Napoléon Ier, Napoléon III, et sous le régime de Vichy)]. En plaçant la France en tant que telle au-dessus de la République, Sarkozy ne peut mieux laisser entendre que d’avantage que président de la République, il aspire avant tout à devenir chef de l’État - monarque, empereur ou petit père de la Nation, cela reste encore à voir, mais […] l’évidence est qu’il existe un faisceau de présomptions dont chacune recèle en elle-même le risque d’une dérive vers une forme de dictature. Et si le pire n’est jamais certain, l’Histoire mondiale est là pour rappeler à nos mémoires qu’il est des risques qu’un peuple ne devrait jamais prendre. Le 6 mai, quoi qu’on en dise, c’est aussi de cela qu’il s’agit et les Français, quelles que soient par ailleurs leurs inclinations politiques, auraient grand tort de balayer d’un revers de main les doutes que l’on peut raisonnablement nourrir quant à la capacité de Nicolas Sarkozy à être le garant inflexible de nos institutions républicaines et démocratiques. »  

 

Ces risques-là, de nombreux journaux étrangers osent les évoquer. C’est un euphémisme de dire que la presse française est plus frileuse ! Beaucoup, pourtant, ont téléphoné à Marianne pour remercier l’hebdomadaire d’avoir eu le courage de lever le masque.  

 

« Soucieux de gommer sa réputation d'atlantisme, le candidat de l'UMP a mis la question nationale au coeur de ses discours dès le printemps 2006. » analyse Eric Dupin dans Le Figaro du 30 mars 2007.

 

Le 22 juin 2006, à Agen, il évoque déjà « l'identité française ». Le 8 mars dernier, sur France 2, Sarkozy avance l’idée de créer un « ministère de l'Immigration et de l'Identité nationale ». Curieuses alliances de mots : La France est un pays d’immigration, on voit donc mal l’intérêt de séparer ce mot du « national », sauf à vouloir « discrimin[er] » en fonction de l’origine, fut-ce « positive[ment] ». De plus, le terme « identité » est ici incongru : L’identité, si l’on en croit Petit Robert (un ami très serviable quand on souffre de lacunes lexicales), signifie étymologiquement « le même », c’est le « caractère de ce qui est identique » voire « de ce qui est un » ; la « pièce d’identité » est « la pièce officielle prouvant l’identité d’une personne ». On voit que l’on est loin des valeurs autour desquelles se rassemblent les citoyens, mais dans la valorisation de la  ressemblance, antinomique de notre République !

Pour défendre son nouveau ministère, Nicolas Sarkozy l’a prétendu avec aplomb au JT de TF1 le 14 mars puis à France-Europe-express le 18 mars :  « J’avoue que j’ai r’gardé euh… tous les pays européens ont un ministère de l’Immigration ». Maja Neskovic a enquêté pour  Arrêt sur images : Sur les 15 pays d’avant l’élargissement, 8 pays ont un ministère, un secrétariat d’État ou un département avec « immigration » dans l’intitulé, mais avec une philosophie très différente, puisqu’il s’agit d’y apporter un traitement social, 6 n’ont rien de tel et 1 seul, outre Manche, aurait quelque chose qui se rapproche un peu de ce que veut créer M. Sarkozy, avec, au sein du ministère de l’Intérieur, un ministre délégué chargé des questions de nationalité, de citoyenneté et de l’immigration.

Alors quoi ? Encore des sarkonneries ?

 

Bien sûr, on pourra aussi trouver du souffle dans les discours de M. Sarkozy (hors les longs passages où il raconte sa vie de "souffrance" et ceux où il oppose les Français les uns aux autres), on y trouvera même des allusions à Jean Jaurès (le fondateur du quotidien L'Humanité, qui pourtant ne supportait pas que la République soit aux mains de députés et ministres capitalistes pour qui la finance et l'industrie priment sur le respect des personnes ; qui donna la priorité à l'unité socialiste ; assassiné par un nationaliste, parce qu’il était pacifiste, à la veille de la Première guerre mondiale) et à Léon Blum (celui qui, à la tête du Front Populaire, a réduit le temps de travail, créé les congés payés, augmenté les salaires et mis la négociation au coeur des entreprises). L'on pourrait donc conseiller à Nicolas Sarkozy de passer moins de temps à la mise en scène et davantage à comprendre ce que M. Guaino met dans sa bouche (lui, il ne fait que son travail : on lui a dit qu'il fallait mettre en adéquation les discours de son champion et son nouveau slogan "J'ai changé", il a donc poussé à babord toute, au risque de faire chavirer l'embarcation !) 

 

Cependant, les mots seuls ne disent pas tout. Il faut les mettre en regard avec d’autres mots (en particulier les plus spontanés), et surtout avec les actes !

Et là, ça ne colle pas : le vernis se craquelle, l’image séduisante lissée par la télé, laisse place à un personnage plus glaçant… 

 

Quant à parler de la nation française... encore faut-il voir ce que l'on met derrière : Un blogueur qui signe "François Mitterrand" (http://francoismitterrand2007.hautetfort.com/archive/2007/03/29/doite-et-information-nation-sarkozy-et-mariage.html) le rappelle, « La Nation n’est [...] pas un assemblage de communautés, de corporatismes, de clientèles à qui l’Etat octroie des droits à raison de leur particularisme tout en déniant ces mêmes droits à autrui. La Nation ne divise pas, elle rassemble. Sans exception. C’est dans ce sens qu’il faut entendre Jaurès lorsqu’il disait que la Nation, « c’est le dernier bien des pauvres ».  

 

Ainsi, quand Ségolène Royal parle de la nation, elle prend cette notion au sens de "peuple" ("Groupe humain, généralement assez vaste, qui se caractérise par la conscience de son unité et la volonté de vivre en commun", sens 2 du Petit Robert), alors que Sarkoléon l'entend au sens d'"Etat" ("Groupe humain constituant une communauté politique, [...] et personnifiée par une autorité souveraine" sens 3) !  Derrière ces deux acceptions sémantiques se cachent deux conceptions de la politique et par delà, deux visions pour la France !

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L'idée de nation pour Ségolène Royal  (POLITIQUE & SOCIETE) posté le lundi 30 avril 2007 13:37

Blog de aurelia-lemonnier :} Démons & Merveilles {, L'idée de nation pour Ségolène Royal

Dimanche prochain s’offre à nous le choix non pas seulement entre la gauche et la droite, mais entre deux conceptions de la politique et par-delà, entre deux visions de la France. Car, si les deux candidats ont placé la nation au centre de leurs discours, l’une veut ouvrir et rassembler, l’autre exclure et fermer.  

 

On a reproché à Ségolène Royal d’inviter les militants socialistes réunis en mars dernier à Marseille, à entonner l'hymne national. On lui a reproché  souhaiter le lendemain voir plus de drapeaux tricolores aux fenêtres lors de la fête nationale, pratique courante à l’étranger mais réservée en France aux manifestations sportives de grande ampleur (Jeux Olympiques, Coupe du Monde de football...). On lui a même reproché de suivre Sarkozy ! Mais c’est oublier qu’elle a toujours manifesté son attachement aux symboles comme aux valeurs de la France : « Je ne parle pas de la nation pour plaire à telle ou telle catégorie, il s’agit de convictions de longue date. Ministre de l’Enseignement scolaire, j’avais déjà mis l’éducation civique au brevet des collèges. J’ai toujours beaucoup travaillé sur cette question :

Qu’est-ce qui fait la France ?

[…] », rappelle-t-elle dans son interview à Libération du 28 mars. C'est oublier que les symboles de la République ne sont ni de droite ni de gauche. C’est oublier la respiration qu’elle insuffle à ses déclarations ! Au soir du premier tour, Ségolène Royal appelle les Français :

« Venez hommes et femmes de France, de tous âges, de tous milieux, de tous territoires et toutes origines ! Venez forces vives de notre belle nation ! Serrons-nous les coudes ! Ensemble nous allons rendre le sourire à notre pays. Ensemble nous allons conjurer les mauvais démons de la déprime et du déclin. »

Déjà, elle avait insisté lors de son discours d'investiture à la Mutualité, sur la nécessité pour la gauche, de ne pas abandonner la nation à la droite et encore moins à l'extrême droite :

« Oui, la France peut reprendre la main ! Oui, elle peut croire suffisamment en elle, renouer avec le meilleur de son histoire, se projeter à nouveau dans l’avenir pour construire un destin commun !


N’ayons pas peur ! Puisons les idées neuves dans la vie quotidienne du peuple français, dans ses souffrances, dans ses difficultés mais aussi dans ses talents et dans ses formidables réussites. Oui, la France doit saisir toutes ses chances et se redresser. Et nous savons bien, nous, qu’elle mérite beaucoup mieux que ce qu’elle a aujourd’hui à la tête de l’État.
[…]


Ce n’est jamais quand elle oublie ses valeurs mais bien quand elle les prend au mot et qu’elle reste fidèle à elle-même que la France peut aussi, au-delà de ses frontières, parler […],
car la Nation, pour la gauche, est indissociable d’une perspective plus large. Nous sommes de ce pays, la France, qui vota la liberté du monde et où l’on fit une constitution en pensant à l’univers entier. C’est en donnant aux peuples l’exemple et le signal de la justice et de l’humanité que la France se ressemble et se rassemble.

Regardons l’histoire : c'est toujours quand le peuple s’empare de son destin que la France avance et bâtit un nouvel avenir.
[…]

  Ségolène Royal explique son idée de la Nation dans une interview à Libération, (28/03/2007)  « […] Il y a donc une vraie confrontation des points de vue. Pour moi, c’est très clair. Je suis une Européenne résolue. Je suis partisane d’une France ouverte au monde, internationaliste et généreuse et je considère que la Nation a un autre nom qui est celui de la République. La Nation telle que je la conçois ne demande pas aux gens d’où ils viennent, mais où ils veulent aller ensemble. Elle n’est pas fondée sur les racines, l’ethnie, que sais-je, mais sur une idée. Elle est une idée et c’est ce qui la distingue de ce qu’en ont fait nos adversaires. » […] Jaurès lui même a réconcilié l’idée de Nation et celle d’internationalisme. Au point, d’ailleurs, d’en mourir ! […] cet enjeu-là est considérable au moment où l'on observe une confusion des valeurs, une montée des désordres, un doute sur les marges de manoeuvre de la politique. » 

 

Pour elle,

la Nation est un engagement. 

C'est l'idée qui nous permet d'avancer ensemble.

 

 

à suivre : "L''identité nationale pour Nicolas Sarkozy"

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