Pour
l'environnement
Je
vous l'avais déjà signalé, les ONG
environnementales et Nicolas Hulot qui ont évalué les
programmes des candidats ont placé Ségolène
Royal en deuxième position, juste derrière
Dominique Voynet ;
Pour
l'éducation et la recherche
Plusieurs présidents ou
anciens présidents d'université se sont
également réunis pour affirmer que
Ségolène Royal était celle
qui " engage[rait] résolument
le pays dans la perspective d'un renouveau des
universités", dans un texte de soutien rendu public
mardi 17 avril. "Elle seule,
écrivent-ils, est capable d'incarner
aujourd'hui l'espoir d'un changement de cap
nécessaire, loin des injonctions péremptoires
du passé et des arrogances du présent". Les
présidents d'université estiment que les propositions
de Nicolas Sarkozy "font courir le risque d'une université
à deux vitesses ciblant quelques établissements pour
des opérations de prestige, sous dépendance massive
des fonds privés". Ils estiment, en outre, que les
gouvernements qui se sont succédé depuis 2002, "dans
lesquels Nicolas Sarkozy avait une place éminente", "n'ont
rien fait pour améliorer le système
français". Parmi les signataires : Gilbert Bereziat, ancien
président de Paris VI, Bernard Bosredon, président de
Paris-III et ancien 3e vice-président de la
conférence des présidents d'université (CPU)
ou encore Marc Goutard, président de Rennes
II.
Pour la croissance
économique
Ségolène Royal est la
mieux placée pour remettre sereinement la France sur le
chemin d'une nouvelle croissance, durable et
partagée.
Appel de 27
économistes
en faveur de
Ségolène Royal
"Nous sommes des
économistes aux parcours divers et aux opinions
variées travaillant dans des universités et des
centres de recherche français ou étrangers. Nous
sommes convaincus que pour redresser l'économie
française et répondre aux défis du
plein-emploi et de la préservation de
l'environnement, plusieurs réformes fondamentales
sont nécessaires. Les politiques publiques doivent
soutenir l'innovation, l'investissement, non la rente. Ces
politiques doivent prendre pleinement en compte les objectifs du
développement durable. Il faut attaquer l'échec scolaire
à la racine, réformer les universités
et offrir une formation professionnelle tout au long de la vie,
car le
capital humain est le déterminant fondamental de notre
croissance. Pour réduire le déficit et
redonner des marges de manoeuvre à la puissance publique,
l'Etat doit devenir plus efficace, fixer des missions aux services
publics et les évaluer. Les entreprises françaises
doivent gagner en souplesse pour être compétitives,
mais cette souplesse ne peut s'obtenir au prix de la
précarité des individus. La négociation
sociale doit jouer pleinement son rôle pour favoriser l'emploi et
la progression du pouvoir d'achat des salaires. La fiscalité
doit être simple, peser
moins lourdement sur le travail et conduire à
économiser les ressources naturelles. Les freins
à l'activité économique des femmes doivent
être levés. Nous
ne partageons pas nécessairement toutes les idées du
pacte présidentiel de Ségolène Royal, mais
nous soutenons sa candidature à la présidence de la
République parce que son approche est la seule qui prenne en
compte ces différents aspects. Ségolène
Royal veut investir
massivement dans la recherche et
l'éducation. Elle
propose de limiter le nombre d'élèves par classe et
d'augmenter les moyens des établissements dans les ZEP. Elle
propose d'accroître l'autonomie et les moyens des
universités, en contrepartie d'une exigence accrue pour le
placement des étudiants et la qualité des recherches.
Elle souhaite réformer l'Etat en
mobilisant les fonctionnaires, et non en leur jetant l'opprobre.
Elle veut mettre la négociation entre partenaires
sociaux au coeur du système
économique et diminuer d'autant les interventions
législatives. Elle propose de créer un service public de l'emploi, qui sache accompagner, former et, quand
il le faut, sanctionner les abus. Ces réformes permettront
de concilier la souplesse des entreprises et la
sécurité aux individus. Elle s'est engagée de longue
date en faveur du développement durable, et ses
convictions lui donnent dans ce domaine une
crédibilité unique parmi les principaux candidats.
Elle propose la création d'un service public de la garde
d'enfants pour améliorer la situation des femmes sur le
marché du travail. Elle choisit de stabiliser les
prélèvements obligatoires et de réduire
progressivement la dette publique pour financer ces réformes
structurelles, au lieu de promettre des baisses immédiates.
Nous,
signataires de cet appel, sommes convaincus que
Ségolène Royal est la mieux placée pour
remettre sereinement la France sur le chemin d'une nouvelle
croissance, durable et
partagée."
Les signataires de cet
appel : PHILIPPE AGHION, professeur
à Harvard ; JEAN-PIERRE ALLEGRET, professeur à
l'université Lyon-II ; PHILIPPE ASKENAZY, chercheur au CNRS
; FRANÇOIS BÉLORGEY, chercheur à l'Ires ;
ANDRÉ CARTAPANIS, professeur, doyen honoraire, Aix-Marseille
; GILBERT CETTE, professeur à l'université de la
Méditerranée ; DANIEL COHEN, professeur à
l'Ecole normale supérieure ; CHRISTINE ERHEL, maître
de conférences à Paris-I ; MARC FLEURBAEY, directeur
de recherche au CNRS ; JACQUES FREYSSINET, professeur
émérite, Paris ; ANDRÉ GAURON, ancien
conseiller de Pierre Bérégovoy ; BERNARD GAZIER,
professeur à l'université Paris-I ;
JEAN-FRANÇOIS GOUX, professeur, doyen honoraire, Lyon-II ;
NATHALIE GREENAN, chercheuse au CNRS ; JÉRÔME
LALLEMENT, professeur à l'université Paris-V ;
PHILIPPE LANGEVIN, maître de conférences à
l'université d'Aix-Marseille ; CHRISTOPHE LAVIALLE,
maître de conférences, Orléans ; EL MOUHOUB
MOUHOUD, professeur à l'université Paris-Dauphine ;
ROBERT LION, ancien directeur général de la Caisse
des Dépôts et Consignations ; PIERRE-ALAIN MUET,
ancien président de l'Association française de
science économique ; THOMAS PIKETTY, professeur à
l'Ecole des hautes études en sciences sociales ; THOMAS
PHILIPPON, professeur à New York University ; MICHEL
RAINELLI, professeur, Nice Sophia-Antipolis ; PIERRE RALLE,
professeur associé, Paris-Dauphine ; ALAIN SAND, professeur,
ENS Lyon ; PATRICK VILLIEU, professeur à l'université
d'Orléans ; HÉLÈNE ZAJDELA, professeur
à l'université Paris-Nord.
Pour barrer la route à Le Pen et
Sarkozy
200 "intellectuels et gens de culture,
engagés à gauche [...] sous des étiquettes
diverses" ont appelé jeudi 18 avril, dans le quotidien
Libération, "tous les électeurs de la
gauche, dans la diversité de ses composantes, à
se rassembler dès le premier tour sur
le nom de Ségolène Royal" : "Nous
appelons tous les électeurs de la gauche, dans la
diversité de ses composantes, à se rassembler
dès le premier tour sur le nom de Ségolène
Royal, pour barrer la route aux candidatures convergentes de
Nicolas Sarkozy et Jean-Marie Le Pen, et déjouer le leurre
que représente le projet de 'grande coalition' de
François Bayrou, mettant ainsi la gauche en position de
gagner au second tour", écrivent-ils. "Une nouvelle défaite électorale de la
gauche serait synonyme de graves menaces contre les libertés
fondamentales et l'indépendance de la justice, de
régression pour la recherche et d'asphyxie pour la
création artistique de domestication de
l'information."
Les
signataires de l'appel : Marc Abélès,
anthropologue ; Anne-Gaëlle Adreit, administratrice de
production ; Pierre Aïach, sociologue ; Michel
Amram, écrivain et cinéaste ; Leonardo
Antoniadis, photojournaliste ; François Amara,
architecte ; Françoise Arvanitis, journalisme
; Rigas Arvanitis, sociologue ; Jackie Assayag,
anthropologue ; Jean-Christophe Attias, historien
; Jean-Christophe Bailly, écrivain
; Françoise Balibar, physicienne ; Etienne Balibar,
philosophe ; Geneviève Baraona, enseignante en langues
; François Barat, cinéaste ; Olivier
Barlet, écrivain ; Sara Bahuaud, formatrice en langues
; Jean Baubérot, sociologue ; Christian Baudelot,
sociologue ; Geneviève Baurand, psychanalyste ; Esther
Benbassa, historienne ; Claudine Bencheikh, médecin
; Claude et Roger Beaumont, professeurs retraité ;
Stéphane Beaud, sociologue ; Irène Bellier,
anthropologue ; Fethi Benslama, psychanalyste ;
Gérard Bensussan, philosophe ; Bruno Bernardi,
philosophe ; Eric Bonneau, enseignant ; Véronique
Bonnet, professeur de littérature ; Jean-Luc Bonniol,
anthropologu ; Marie-Claire Boons, psychanalyste ; Alain
Borer, écrivai ; Jérôme Bouchez,
plasticien ; Jacky Bouju, anthropologue ; Florence
Bouillon, anthropologue ; Jean-Claude Bourdin, philosophe
; Jacques Bouveresse, philosophe ; Martine Breteche,
Sociologue ; Michel Bridenne, enseignant ; Miriam
Bridenne, chargée de communication dans
l’édition ; Jean-Louis Briquet, politiste
; Geneviève Brisac, écrivain ; Nicolas
Brizault, éditeur ; Alain Brunet, musicien
; Bénédicte Budan, comédienne
; Sylvaine Bulle, sociologue ; Danièle
Carricaburu, sociologue ; Robert Castel, sociologue ;
Christophe Charles, historien ; Pierre Chevallier, finances
; Christine Chivallon, historienne, Suzanne Citron,
historienne, Jean Clerc, professeur d'arts plastiques ; Annie
Cohen, écrivain ; Olivier Cohen, éditeur
; Catherine Colliot-Thélène, philosophe
; Mireille Corbier, historienne ; Sylvian Coudène,
pianiste ; Anne Coudreuse, littérature ; Hughes de
Courson, compositeur ; Michèle Dacher,
ethnologue ; Pierre Dard, écrivain ; Marianne
Debouzy, historienne ; Jacques Defrance, sociologue
; Chloé Delaume, écrivain
; Marie-José Del Volgo, médecine ; Martine
Derrier, administratrice de théatre ; Véronique
De Rudder, sociologue ; Maria Pia di Bella, anthropologue
; Jean-Pierre Digard, ethnologue ; Michel Dreyfus,
historien ; François Dubet, sociologue ;
Stéphane Dufoix, sociologue ; Dominique Duprez,
sociologue ; Corinne Ehrenberg, psychanalyste ; Laurent
El Ghozi, médecine ; Sylvie Fainzang, anthropologue
; Danièle Faugeras, poète ; Patrick
Faugeras, psychanalyste ; Elsa Faugère, anthropologue ;
Jean-Michel Faure, sociologue ; Yankel Fijalkow, sociologue
; Agnès Fine, anthropologue ; Patrick Gaboriau,
ethnologue ; Martine de Gaudemar, philosophe
; Françoise Gaspard, sociologue ; Roland-Pierre
Gayraud, archéologue ; Patrick Germe, architecte
; Brigitte Giraud, écrivain ; Claudia Girola,
anthropologue ; Anne-Lise Glasser, bactériologue
; Roland Gori, psychanalyste ; Emmanuel Grégoire,
anthropologue ; Christophe Grossi, éditeur ; Jean
Claude Guérin, sciences de l’éducation,
Geoffroy Guerrier, comédien ; Jean-François
Goux, économiste ; Françoise Héritier,
anthropologue ; Yves Hersant, historien ; Loïc
Houdré, comédien ; Pierre-Yves Jacopin,
anthropologue ; Frédéric Jaëck,
mathématicien ; Serge Jakobowicz, directeur
d'équipements culturels ; Gwendoline Jarczyk, philosophe
; Isabelle Jarry, écrivain ; Françoise
Jolivet, sculpteur ; Alain Joxe, sociologue
; Jean-François Kervegan, philosophe ; Michel
Kokoreff, sociologue ; Patrick Klugman, avocat
; Smaïn Laacher, sociologue ; Benoit Ladouceur,
professeur de sciences économiques et sociales ; Pierre
Le Bear, sociologue ; Pierre-Jean Labarrière,
philosophe ; Thomas Lacoste, éditeur ; Marie-France
Lange, anthropologue ; Emmanuelle Lallement, ethnologue
; Jean Latreille, enseignant en sciences économiques et
sociales ; Sandra Laugier, philosophe ; Alexandre
Laumonier, éditeur, Guillaume Le Blanc, philosophe
; Armelle Le Bras-Chopard, politiste ; Emmanuel Lemire,
comédien ; Jacques Leenhardt, sociologue ; Roy
Lekus, cinéaste ; Jean-Yves Letessier, professeur de
sciences sociales ; Jean Pierre Letourneux, sciences de
l’éducation ; Catherine Lévy, sociologue
; Jean-Marc Lévy-Leblond, physicien
; Françoise Lionnet, professeur de littérature
; Bernadette Lizet, ethnologue ; Philippe Losego,
sociologue, Frédéric Louchart, anthropologue
; Eric Macé, sociologue ; Pierre Macherey,
philosophe ; René Major, essayiste ; Gilles
Manceron, historien ; Frédéric Martel,
sociologue ; Simon Masnay, acteur et metteur en scène
; François Maspero, écrivain ; Etienne
Mathieu, responsable de la galerie ; Arfa Mondher, physicien
; Jean Claude Monod,
philosophe ; Frédérique Mattonti, politiste
; Frédéric Métin, professeur de
mathématiques ; Aurélia Michel, historienne
; Renaud Morieux, historien ; Lydie Moudileno,
civilisations francophones ; Sibylle Muller, germaniste
; Laure Murat, littérature ; Francine Markovits,
philosophe ; Fabrice Melquiot, écrivain ; Evelyne
Micollier, anthropologue ; Philippe Minard, historien
; Ariane Mnouchkine, artiste ; Claudia Moatti,
historienne ; Arnaud Morvan, anthropologue ; Janine
Mossuz-Lavau, politiste ; Yann Moulier Boutang,
économiste ; Michel Nadel, commerce ; Michael
Naepels, anthropologue ; Marie Ndiaye, écrivain
; Pap Ndiaye, historien ; Pierre Nicodeme, informaticien
; Françoise Nyssen, éditrice ; Hubert
Nyssen, écrivain ; Gérard Noiriel,
historien ; Bertrand Ogilvie, psychanalyste ; Pierrette
Ominetti, documentaliste ; Pascal Ory, historien ; Mehdi
Ouraoui, Président de la Conférence
Périclès ; Janeta Ouzounova Maspéro,
littérature ; Geneviève Paicheler, sociologue ;
Bruno Palier, politiste ; Julie Paratian, productrice
; Serge Paugam, sociologue ; Maryvonne Paul, linguiste
; Michelle Perrot, historienne ; Martyne Perrot,
sociologue ; André Pessel, philosophe ; Colette Piault,
ethnologue ; Françoise Picq, politiste ; Thomas
Piketty, économiste ; Evelyne Pisier, politiste
; Michel Plon, psychanalyste ; Frédéric
Postel, professeur de philosophie ; Mathieu Potte-Bonneville,
philosophe ; François Provansal, psychiatrie
; Mireille Provansal, géographe ; Véronique
Rabuteau, productrice ; Jean-Pierre Raison, géographe
; Gilles Raveneau, ethnologue ; Michel Rautenberg,
sociologue ; Philippe Rigaut, sociologue ; Régine
Robin, historienne ; Pierre Rosanvallon, historien ;
François Roussel, professeur de philosophie
; Emmanuelle Saada, sociologue ; Caroline de Saint
Pierre, anthropologue ; Jean-Loup Salzmann, médecin
; Nicole Savy,
littérature ; Frédéric Sawicki,
politiste ; Marie-Claude Salom Ouazzani, enseignante
; Franz Schultheis, sociologue ; Raymonde Séchet,
géographe ; Johanna Siméant, politiste
; Hanna Slomczewska, psychiatre ; Françoise
Séloron, écrivain ; Claude Servan-Schreiber,
écrivain ; Marie-Claude Smouts, politiste
; Benjamin Stora, historien ; Camille Taboulay,
scénariste ; Alain Tarrius, sociologue ; Julien
Ténédos, éditeur ; Emmanuel Terray,
anthropologue ; Anne-Laure Tissut, américaniste
; Michel Tubiana, avocat, Anne Marie Thiesse, historienne
; Eric Verdier, sociologue ; Hélène
Vérin, philosophe ; Patrice Vermeren, philosophe
; Pierre Vespérini, éditeur ; Virginie
Vinel, anthropologue ; Loïc Wacquant, sociologue
; Sophie Wahnich, politiste ; Jean-Pierre Warnier,
ethnologue ; Sabine Wespieser, éditeur ; Patrick
Weil, historien ; Françoise Zonabend, anthropologue
; Ines G. Zupanov, historienne.
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