L'identité nationale de Sarkozy  (POLITIQUE & SOCIETE) posté le lundi 30 avril 2007 20:03

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Suite de l'article précédent   

 

 En revanche, Quand Sarkozy place l’Etat-nation au-dessus de la République (« Vive la République et par dessus tout, vive la France !" a-t-il clamé, en conclusion de son allocution du 23 avril), il glisse insidieusement sur une piste savonneuse, comme l’analyse Dedalus (http://sarkononmerci.fr/files/category-13.html ) : « Rappelons qu’une république est une forme de gouvernement d’un État ou d’un pays dont la souveraineté est détenue par le consentement populaire et dans lequel le chef d’État est élu par le peuple. Rappelons aussi que la République française est le nom officiel de la France, de son État et de son régime politique. Elle est l’héritage de la révolution française depuis la proclamation de la première République en 1792.  Rappelons enfin que [la République française fut plusieurs fois renversée [entre autres par Napoléon Ier, Napoléon III, et sous le régime de Vichy)]. En plaçant la France en tant que telle au-dessus de la République, Sarkozy ne peut mieux laisser entendre que d’avantage que président de la République, il aspire avant tout à devenir chef de l’État - monarque, empereur ou petit père de la Nation, cela reste encore à voir, mais […] l’évidence est qu’il existe un faisceau de présomptions dont chacune recèle en elle-même le risque d’une dérive vers une forme de dictature. Et si le pire n’est jamais certain, l’Histoire mondiale est là pour rappeler à nos mémoires qu’il est des risques qu’un peuple ne devrait jamais prendre. Le 6 mai, quoi qu’on en dise, c’est aussi de cela qu’il s’agit et les Français, quelles que soient par ailleurs leurs inclinations politiques, auraient grand tort de balayer d’un revers de main les doutes que l’on peut raisonnablement nourrir quant à la capacité de Nicolas Sarkozy à être le garant inflexible de nos institutions républicaines et démocratiques. »  

 

Ces risques-là, de nombreux journaux étrangers osent les évoquer. C’est un euphémisme de dire que la presse française est plus frileuse ! Beaucoup, pourtant, ont téléphoné à Marianne pour remercier l’hebdomadaire d’avoir eu le courage de lever le masque.  

 

« Soucieux de gommer sa réputation d'atlantisme, le candidat de l'UMP a mis la question nationale au coeur de ses discours dès le printemps 2006. » analyse Eric Dupin dans Le Figaro du 30 mars 2007.

 

Le 22 juin 2006, à Agen, il évoque déjà « l'identité française ». Le 8 mars dernier, sur France 2, Sarkozy avance l’idée de créer un « ministère de l'Immigration et de l'Identité nationale ». Curieuses alliances de mots : La France est un pays d’immigration, on voit donc mal l’intérêt de séparer ce mot du « national », sauf à vouloir « discrimin[er] » en fonction de l’origine, fut-ce « positive[ment] ». De plus, le terme « identité » est ici incongru : L’identité, si l’on en croit Petit Robert (un ami très serviable quand on souffre de lacunes lexicales), signifie étymologiquement « le même », c’est le « caractère de ce qui est identique » voire « de ce qui est un » ; la « pièce d’identité » est « la pièce officielle prouvant l’identité d’une personne ». On voit que l’on est loin des valeurs autour desquelles se rassemblent les citoyens, mais dans la valorisation de la  ressemblance, antinomique de notre République !

Pour défendre son nouveau ministère, Nicolas Sarkozy l’a prétendu avec aplomb au JT de TF1 le 14 mars puis à France-Europe-express le 18 mars :  « J’avoue que j’ai r’gardé euh… tous les pays européens ont un ministère de l’Immigration ». Maja Neskovic a enquêté pour  Arrêt sur images : Sur les 15 pays d’avant l’élargissement, 8 pays ont un ministère, un secrétariat d’État ou un département avec « immigration » dans l’intitulé, mais avec une philosophie très différente, puisqu’il s’agit d’y apporter un traitement social, 6 n’ont rien de tel et 1 seul, outre Manche, aurait quelque chose qui se rapproche un peu de ce que veut créer M. Sarkozy, avec, au sein du ministère de l’Intérieur, un ministre délégué chargé des questions de nationalité, de citoyenneté et de l’immigration.

Alors quoi ? Encore des sarkonneries ?

 

Bien sûr, on pourra aussi trouver du souffle dans les discours de M. Sarkozy (hors les longs passages où il raconte sa vie de "souffrance" et ceux où il oppose les Français les uns aux autres), on y trouvera même des allusions à Jean Jaurès (le fondateur du quotidien L'Humanité, qui pourtant ne supportait pas que la République soit aux mains de députés et ministres capitalistes pour qui la finance et l'industrie priment sur le respect des personnes ; qui donna la priorité à l'unité socialiste ; assassiné par un nationaliste, parce qu’il était pacifiste, à la veille de la Première guerre mondiale) et à Léon Blum (celui qui, à la tête du Front Populaire, a réduit le temps de travail, créé les congés payés, augmenté les salaires et mis la négociation au coeur des entreprises). L'on pourrait donc conseiller à Nicolas Sarkozy de passer moins de temps à la mise en scène et davantage à comprendre ce que M. Guaino met dans sa bouche (lui, il ne fait que son travail : on lui a dit qu'il fallait mettre en adéquation les discours de son champion et son nouveau slogan "J'ai changé", il a donc poussé à babord toute, au risque de faire chavirer l'embarcation !) 

 

Cependant, les mots seuls ne disent pas tout. Il faut les mettre en regard avec d’autres mots (en particulier les plus spontanés), et surtout avec les actes !

Et là, ça ne colle pas : le vernis se craquelle, l’image séduisante lissée par la télé, laisse place à un personnage plus glaçant… 

 

Quant à parler de la nation française... encore faut-il voir ce que l'on met derrière : Un blogueur qui signe "François Mitterrand" (http://francoismitterrand2007.hautetfort.com/archive/2007/03/29/doite-et-information-nation-sarkozy-et-mariage.html) le rappelle, « La Nation n’est [...] pas un assemblage de communautés, de corporatismes, de clientèles à qui l’Etat octroie des droits à raison de leur particularisme tout en déniant ces mêmes droits à autrui. La Nation ne divise pas, elle rassemble. Sans exception. C’est dans ce sens qu’il faut entendre Jaurès lorsqu’il disait que la Nation, « c’est le dernier bien des pauvres ».  

 

Ainsi, quand Ségolène Royal parle de la nation, elle prend cette notion au sens de "peuple" ("Groupe humain, généralement assez vaste, qui se caractérise par la conscience de son unité et la volonté de vivre en commun", sens 2 du Petit Robert), alors que Sarkoléon l'entend au sens d'"Etat" ("Groupe humain constituant une communauté politique, [...] et personnifiée par une autorité souveraine" sens 3) !  Derrière ces deux acceptions sémantiques se cachent deux conceptions de la politique et par delà, deux visions pour la France !

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L'idée de nation pour Ségolène Royal  (POLITIQUE & SOCIETE) posté le lundi 30 avril 2007 13:37

Blog de aurelia-lemonnier :} Démons & Merveilles {, L'idée de nation pour Ségolène Royal

Dimanche prochain s’offre à nous le choix non pas seulement entre la gauche et la droite, mais entre deux conceptions de la politique et par-delà, entre deux visions de la France. Car, si les deux candidats ont placé la nation au centre de leurs discours, l’une veut ouvrir et rassembler, l’autre exclure et fermer.  

 

On a reproché à Ségolène Royal d’inviter les militants socialistes réunis en mars dernier à Marseille, à entonner l'hymne national. On lui a reproché  souhaiter le lendemain voir plus de drapeaux tricolores aux fenêtres lors de la fête nationale, pratique courante à l’étranger mais réservée en France aux manifestations sportives de grande ampleur (Jeux Olympiques, Coupe du Monde de football...). On lui a même reproché de suivre Sarkozy ! Mais c’est oublier qu’elle a toujours manifesté son attachement aux symboles comme aux valeurs de la France : « Je ne parle pas de la nation pour plaire à telle ou telle catégorie, il s’agit de convictions de longue date. Ministre de l’Enseignement scolaire, j’avais déjà mis l’éducation civique au brevet des collèges. J’ai toujours beaucoup travaillé sur cette question :

Qu’est-ce qui fait la France ?

[…] », rappelle-t-elle dans son interview à Libération du 28 mars. C'est oublier que les symboles de la République ne sont ni de droite ni de gauche. C’est oublier la respiration qu’elle insuffle à ses déclarations ! Au soir du premier tour, Ségolène Royal appelle les Français :

« Venez hommes et femmes de France, de tous âges, de tous milieux, de tous territoires et toutes origines ! Venez forces vives de notre belle nation ! Serrons-nous les coudes ! Ensemble nous allons rendre le sourire à notre pays. Ensemble nous allons conjurer les mauvais démons de la déprime et du déclin. »

Déjà, elle avait insisté lors de son discours d'investiture à la Mutualité, sur la nécessité pour la gauche, de ne pas abandonner la nation à la droite et encore moins à l'extrême droite :

« Oui, la France peut reprendre la main ! Oui, elle peut croire suffisamment en elle, renouer avec le meilleur de son histoire, se projeter à nouveau dans l’avenir pour construire un destin commun !


N’ayons pas peur ! Puisons les idées neuves dans la vie quotidienne du peuple français, dans ses souffrances, dans ses difficultés mais aussi dans ses talents et dans ses formidables réussites. Oui, la France doit saisir toutes ses chances et se redresser. Et nous savons bien, nous, qu’elle mérite beaucoup mieux que ce qu’elle a aujourd’hui à la tête de l’État.
[…]


Ce n’est jamais quand elle oublie ses valeurs mais bien quand elle les prend au mot et qu’elle reste fidèle à elle-même que la France peut aussi, au-delà de ses frontières, parler […],
car la Nation, pour la gauche, est indissociable d’une perspective plus large. Nous sommes de ce pays, la France, qui vota la liberté du monde et où l’on fit une constitution en pensant à l’univers entier. C’est en donnant aux peuples l’exemple et le signal de la justice et de l’humanité que la France se ressemble et se rassemble.

Regardons l’histoire : c'est toujours quand le peuple s’empare de son destin que la France avance et bâtit un nouvel avenir.
[…]

  Ségolène Royal explique son idée de la Nation dans une interview à Libération, (28/03/2007)  « […] Il y a donc une vraie confrontation des points de vue. Pour moi, c’est très clair. Je suis une Européenne résolue. Je suis partisane d’une France ouverte au monde, internationaliste et généreuse et je considère que la Nation a un autre nom qui est celui de la République. La Nation telle que je la conçois ne demande pas aux gens d’où ils viennent, mais où ils veulent aller ensemble. Elle n’est pas fondée sur les racines, l’ethnie, que sais-je, mais sur une idée. Elle est une idée et c’est ce qui la distingue de ce qu’en ont fait nos adversaires. » […] Jaurès lui même a réconcilié l’idée de Nation et celle d’internationalisme. Au point, d’ailleurs, d’en mourir ! […] cet enjeu-là est considérable au moment où l'on observe une confusion des valeurs, une montée des désordres, un doute sur les marges de manoeuvre de la politique. » 

 

Pour elle,

la Nation est un engagement. 

C'est l'idée qui nous permet d'avancer ensemble.

 

 

à suivre : "L''identité nationale pour Nicolas Sarkozy"

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Travailler plus (pour certains) pour gagner ... moins !  (POLITIQUE & SOCIETE) posté le samedi 28 avril 2007 15:57

Le programme économique de Ségolène Royal est soutenu par de nombreux économistes, comme je le rappelais il y a quelques jours.
Le programme de Nicolas Sarkozy s'appuie sur un slogan séduisant "travailler plus pour gagner plus", mais ce slogan est trompeur.
Il faut vraiment tout ignorer du monde de l'entreprise pour affirmer cette énormité !
En effet, ce ne sont jamais les salariés, mais les entrepreneurs qui maîtrisent le temps de travail, c'est normal, c'est leur rôle !
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Bon vote à tous  (POLITIQUE & SOCIETE) posté le dimanche 22 avril 2007 10:54

Blog de aurelia-lemonnier :} Démons & Merveilles {, Bon vote à tous

Aujourd'hui, votons, ne fuyons pas nos responsabilités, en disant que cela ne sert à rien, car si l'on n'use pas de notre droit de vote, c'est lui qui s'usera.

N'oublions pas ceux qui sont morts pour que nous vivions en démocratie, n'oublions pas qu'elle est fragile... en même temps qu'elle est notre force.

Aujourd'hui, accomplissons notre devoir de citoyen : aujourd'hui, la voix de chacun a le même poids, c'est suffisamment rare pour en profiter...

Alors bon vote à tous !

 

Aux urnes, citoyens,

Fondez vos opinions,

Votons,

Votons,

Qu'un sens plus sûr,

Guide notre raison !

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Le meilleur programme  (POLITIQUE & SOCIETE) posté le vendredi 20 avril 2007 20:00

Blog de aurelia-lemonnier :} Démons & Merveilles {, Le meilleur programme

Pour l'environnement 

Je vous l'avais déjà signalé, les ONG environnementales et Nicolas Hulot qui ont évalué les programmes des candidats ont placé Ségolène Royal en deuxième position, juste derrière Dominique Voynet ;

 

Pour l'éducation et la recherche

Plusieurs présidents ou anciens présidents d'université se sont également réunis pour affirmer que Ségolène Royal était celle qui " engage[rait] résolument le pays dans la perspective d'un renouveau des universités",  dans un texte de soutien rendu public mardi 17 avril. "Elle seule, écrivent-ils, est capable d'incarner aujourd'hui l'espoir d'un changement de cap nécessaire, loin des injonctions péremptoires du passé et des arrogances du présent". Les présidents d'université estiment que les propositions de Nicolas Sarkozy "font courir le risque d'une université à deux vitesses ciblant quelques établissements pour des opérations de prestige, sous dépendance massive des fonds privés". Ils estiment, en outre, que les gouvernements qui se sont succédé depuis 2002, "dans lesquels Nicolas Sarkozy avait une place éminente", "n'ont rien fait pour améliorer le système français". Parmi les signataires : Gilbert Bereziat, ancien président de Paris VI, Bernard Bosredon, président de Paris-III et ancien 3e vice-président de la conférence des présidents d'université (CPU) ou encore Marc Goutard, président de Rennes II.


Pour la croissance économique

Ségolène Royal est la mieux placée pour remettre sereinement la France sur le chemin d'une nouvelle croissance, durable et partagée.

 Appel de 27 économistes

en faveur de Ségolène Royal

"Nous sommes des économistes aux parcours divers et aux opinions variées travaillant dans des universités et des centres de recherche français ou étrangers. Nous sommes convaincus que pour redresser l'économie française et répondre aux défis du plein-emploi et de la préservation de l'environnement, plusieurs réformes fondamentales sont nécessaires. Les politiques publiques doivent soutenir l'innovation, l'investissement, non la rente. Ces politiques doivent prendre pleinement en compte les objectifs du développement durable. Il faut attaquer l'échec scolaire à la racine, réformer les universités et offrir une formation professionnelle tout au long de la vie, car le capital humain est le déterminant fondamental de notre croissance. Pour réduire le déficit et redonner des marges de manoeuvre à la puissance publique, l'Etat doit devenir plus efficace, fixer des missions aux services publics et les évaluer. Les entreprises françaises doivent gagner en souplesse pour être compétitives, mais cette souplesse ne peut s'obtenir au prix de la précarité des individus. La négociation sociale doit jouer pleinement son rôle pour favoriser l'emploi et la progression du pouvoir d'achat des salaires. La fiscalité doit être simple, peser moins lourdement sur le travail et conduire à économiser les ressources naturelles. Les freins à l'activité économique des femmes doivent être levés. Nous ne partageons pas nécessairement toutes les idées du pacte présidentiel de Ségolène Royal, mais nous soutenons sa candidature à la présidence de la République parce que son approche est la seule qui prenne en compte ces différents aspects. Ségolène Royal veut investir massivement dans la recherche et l'éducation. Elle propose de limiter le nombre d'élèves par classe et d'augmenter les moyens des établissements dans les ZEP. Elle propose d'accroître l'autonomie et les moyens des universités, en contrepartie d'une exigence accrue pour le placement des étudiants et la qualité des recherches. Elle souhaite réformer l'Etat en mobilisant les fonctionnaires, et non en leur jetant l'opprobre. Elle veut mettre la négociation entre partenaires sociaux au coeur du système économique et diminuer d'autant les interventions législatives. Elle propose de créer un service public de l'emploi, qui sache accompagner, former et, quand il le faut, sanctionner les abus. Ces réformes permettront de concilier la souplesse des entreprises et la sécurité aux individus. Elle s'est engagée de longue date en faveur du développement durable, et ses convictions lui donnent dans ce domaine une crédibilité unique parmi les principaux candidats. Elle propose la création d'un service public de la garde d'enfants pour améliorer la situation des femmes sur le marché du travail. Elle choisit de stabiliser les prélèvements obligatoires et de réduire progressivement la dette publique pour financer ces réformes structurelles, au lieu de promettre des baisses immédiates. Nous, signataires de cet appel, sommes convaincus que Ségolène Royal est la mieux placée pour remettre sereinement la France sur le chemin d'une nouvelle croissance, durable et partagée."

Les signataires de cet appel : PHILIPPE AGHION, professeur à Harvard ; JEAN-PIERRE ALLEGRET, professeur à l'université Lyon-II ; PHILIPPE ASKENAZY, chercheur au CNRS ; FRANÇOIS BÉLORGEY, chercheur à l'Ires ; ANDRÉ CARTAPANIS, professeur, doyen honoraire, Aix-Marseille ; GILBERT CETTE, professeur à l'université de la Méditerranée ; DANIEL COHEN, professeur à l'Ecole normale supérieure ; CHRISTINE ERHEL, maître de conférences à Paris-I ; MARC FLEURBAEY, directeur de recherche au CNRS ; JACQUES FREYSSINET, professeur émérite, Paris ; ANDRÉ GAURON, ancien conseiller de Pierre Bérégovoy ; BERNARD GAZIER, professeur à l'université Paris-I ; JEAN-FRANÇOIS GOUX, professeur, doyen honoraire, Lyon-II ; NATHALIE GREENAN, chercheuse au CNRS ; JÉRÔME LALLEMENT, professeur à l'université Paris-V ; PHILIPPE LANGEVIN, maître de conférences à l'université d'Aix-Marseille ; CHRISTOPHE LAVIALLE, maître de conférences, Orléans ; EL MOUHOUB MOUHOUD, professeur à l'université Paris-Dauphine ; ROBERT LION, ancien directeur général de la Caisse des Dépôts et Consignations ; PIERRE-ALAIN MUET, ancien président de l'Association française de science économique ; THOMAS PIKETTY, professeur à l'Ecole des hautes études en sciences sociales ; THOMAS PHILIPPON, professeur à New York University ; MICHEL RAINELLI, professeur, Nice Sophia-Antipolis ; PIERRE RALLE, professeur associé, Paris-Dauphine ; ALAIN SAND, professeur, ENS Lyon ; PATRICK VILLIEU, professeur à l'université d'Orléans ; HÉLÈNE ZAJDELA, professeur à l'université Paris-Nord.

 

Pour barrer la route à Le Pen et Sarkozy  

 

200  "intellectuels et gens de culture, engagés à gauche [...] sous des étiquettes diverses" ont appelé jeudi 18 avril, dans le quotidien Libération, "tous les électeurs de la gauche, dans la diversité de ses composantes, à se rassembler dès le premier tour sur le nom de Ségolène Royal" : "Nous appelons tous les électeurs de la gauche, dans la diversité de ses composantes, à se rassembler dès le premier tour sur le nom de Ségolène Royal, pour barrer la route aux candidatures convergentes de Nicolas Sarkozy et Jean-Marie Le Pen, et déjouer le leurre que représente le projet de 'grande coalition' de François Bayrou, mettant ainsi la gauche en position de gagner au second tour", écrivent-ils. "Une nouvelle défaite électorale de la gauche serait synonyme de graves menaces contre les libertés fondamentales et l'indépendance de la justice, de régression pour la recherche et d'asphyxie pour la création artistique de domestication de l'information."
Les signataires de l'appel : Marc Abélès, anthropologue ; Anne-Gaëlle Adreit, administratrice de production ; Pierre Aïach, sociologue ; Michel Amram, écrivain et cinéaste ; Leonardo Antoniadis, photojournaliste ; François Amara, architecte ; Françoise Arvanitis, journalisme ; Rigas Arvanitis, sociologue ; Jackie Assayag, anthropologue ; Jean-Christophe Attias, historien ; Jean-Christophe Bailly, écrivain ; Françoise Balibar, physicienne ; Etienne Balibar, philosophe ; Geneviève Baraona, enseignante en langues ; François Barat, cinéaste ; Olivier Barlet, écrivain ; Sara Bahuaud, formatrice en langues ; Jean Baubérot, sociologue ; Christian Baudelot, sociologue ; Geneviève Baurand, psychanalyste ; Esther Benbassa, historienne ; Claudine Bencheikh, médecin ; Claude et Roger Beaumont, professeurs retraité ; Stéphane Beaud, sociologue ; Irène Bellier, anthropologue ; Fethi Benslama, psychanalyste ; Gérard Bensussan, philosophe ; Bruno Bernardi, philosophe ; Eric Bonneau, enseignant ; Véronique Bonnet, professeur de littérature ; Jean-Luc Bonniol, anthropologu ; Marie-Claire Boons, psychanalyste ; Alain Borer, écrivai ; Jérôme Bouchez, plasticien ; Jacky Bouju, anthropologue ; Florence Bouillon, anthropologue ; Jean-Claude Bourdin, philosophe ; Jacques Bouveresse, philosophe ; Martine Breteche, Sociologue ; Michel Bridenne, enseignant ; Miriam Bridenne, chargée de communication dans l’édition ; Jean-Louis Briquet, politiste ; Geneviève Brisac, écrivain ; Nicolas Brizault, éditeur ; Alain Brunet, musicien ; Bénédicte Budan, comédienne ; Sylvaine Bulle, sociologue ; Danièle Carricaburu, sociologue ; Robert Castel, sociologue ; Christophe Charles, historien ; Pierre Chevallier, finances ; Christine Chivallon, historienne, Suzanne Citron, historienne, Jean Clerc, professeur d'arts plastiques ; Annie Cohen, écrivain ; Olivier Cohen, éditeur ; Catherine Colliot-Thélène, philosophe ; Mireille Corbier, historienne ; Sylvian Coudène, pianiste ; Anne Coudreuse, littérature ; Hughes de Courson, compositeur ; Michèle Dacher, ethnologue ; Pierre Dard, écrivain ; Marianne Debouzy, historienne ; Jacques Defrance, sociologue ; Chloé Delaume, écrivain ; Marie-José Del Volgo, médecine ; Martine Derrier, administratrice de théatre ; Véronique De Rudder, sociologue ; Maria Pia di Bella, anthropologue ; Jean-Pierre Digard, ethnologue ; Michel Dreyfus, historien ; François Dubet, sociologue ; Stéphane Dufoix, sociologue ; Dominique Duprez, sociologue ; Corinne Ehrenberg, psychanalyste ; Laurent El Ghozi, médecine ; Sylvie Fainzang, anthropologue ; Danièle Faugeras, poète ; Patrick Faugeras, psychanalyste ; Elsa Faugère, anthropologue ; Jean-Michel Faure, sociologue ; Yankel Fijalkow, sociologue ; Agnès Fine, anthropologue ; Patrick Gaboriau, ethnologue ; Martine de Gaudemar, philosophe ; Françoise Gaspard, sociologue ; Roland-Pierre Gayraud, archéologue ; Patrick Germe, architecte ; Brigitte Giraud, écrivain ; Claudia Girola, anthropologue ; Anne-Lise Glasser, bactériologue ; Roland Gori, psychanalyste ; Emmanuel Grégoire, anthropologue ; Christophe Grossi, éditeur ; Jean Claude Guérin, sciences de l’éducation, Geoffroy Guerrier, comédien ; Jean-François Goux, économiste ; Françoise Héritier, anthropologue ; Yves Hersant, historien ; Loïc Houdré, comédien ; Pierre-Yves Jacopin, anthropologue ; Frédéric Jaëck, mathématicien ; Serge Jakobowicz, directeur d'équipements culturels ; Gwendoline Jarczyk, philosophe ; Isabelle Jarry, écrivain ; Françoise Jolivet, sculpteur ; Alain Joxe, sociologue ; Jean-François Kervegan, philosophe ; Michel Kokoreff, sociologue ; Patrick Klugman, avocat ; Smaïn Laacher, sociologue ; Benoit Ladouceur, professeur de sciences économiques et sociales ; Pierre Le Bear, sociologue ; Pierre-Jean Labarrière, philosophe ; Thomas Lacoste, éditeur ; Marie-France Lange, anthropologue ; Emmanuelle Lallement, ethnologue ; Jean Latreille, enseignant en sciences économiques et sociales ; Sandra Laugier, philosophe ; Alexandre Laumonier, éditeur, Guillaume Le Blanc, philosophe ; Armelle Le Bras-Chopard, politiste ; Emmanuel Lemire, comédien ; Jacques Leenhardt, sociologue ; Roy Lekus, cinéaste ; Jean-Yves Letessier, professeur de sciences sociales ; Jean Pierre Letourneux, sciences de l’éducation ; Catherine Lévy, sociologue ; Jean-Marc Lévy-Leblond, physicien ; Françoise Lionnet, professeur de littérature ; Bernadette Lizet, ethnologue ; Philippe Losego, sociologue, Frédéric Louchart, anthropologue ; Eric Macé, sociologue ; Pierre Macherey, philosophe ; René Major, essayiste ; Gilles Manceron, historien ; Frédéric Martel, sociologue ; Simon Masnay, acteur et metteur en scène ; François Maspero, écrivain ; Etienne Mathieu, responsable de la galerie ; Arfa Mondher, physicien ; Jean Claude Monod, philosophe ; Frédérique Mattonti, politiste ; Frédéric Métin, professeur de mathématiques ; Aurélia Michel, historienne ; Renaud Morieux, historien ; Lydie Moudileno, civilisations francophones ; Sibylle Muller, germaniste ; Laure Murat, littérature ; Francine Markovits, philosophe ; Fabrice Melquiot, écrivain ; Evelyne Micollier, anthropologue ; Philippe Minard, historien ; Ariane Mnouchkine, artiste ; Claudia Moatti, historienne ; Arnaud Morvan, anthropologue ; Janine Mossuz-Lavau, politiste ; Yann Moulier Boutang, économiste ; Michel Nadel, commerce ; Michael Naepels, anthropologue ; Marie Ndiaye, écrivain ; Pap Ndiaye, historien ; Pierre Nicodeme, informaticien ; Françoise Nyssen, éditrice ; Hubert Nyssen, écrivain ; Gérard Noiriel, historien ; Bertrand Ogilvie, psychanalyste ; Pierrette Ominetti, documentaliste ; Pascal Ory, historien ; Mehdi Ouraoui, Président de la Conférence Périclès ; Janeta Ouzounova Maspéro, littérature ; Geneviève Paicheler, sociologue ; Bruno Palier, politiste ; Julie Paratian, productrice ; Serge Paugam, sociologue ; Maryvonne Paul, linguiste ; Michelle Perrot, historienne ; Martyne Perrot, sociologue ; André Pessel, philosophe ; Colette Piault, ethnologue ; Françoise Picq, politiste ; Thomas Piketty, économiste ; Evelyne Pisier, politiste ; Michel Plon, psychanalyste ; Frédéric Postel, professeur de philosophie ; Mathieu Potte-Bonneville, philosophe ; François Provansal, psychiatrie ; Mireille Provansal, géographe ; Véronique Rabuteau, productrice ; Jean-Pierre Raison, géographe ; Gilles Raveneau, ethnologue ; Michel Rautenberg, sociologue ; Philippe Rigaut, sociologue ; Régine Robin, historienne ; Pierre Rosanvallon, historien ; François Roussel, professeur de philosophie ; Emmanuelle Saada, sociologue ; Caroline de Saint Pierre, anthropologue ; Jean-Loup Salzmann, médecin ; Nicole Savy, littérature ; Frédéric Sawicki, politiste ; Marie-Claude Salom Ouazzani, enseignante ; Franz Schultheis, sociologue ; Raymonde Séchet, géographe ; Johanna Siméant, politiste ; Hanna Slomczewska, psychiatre ; Françoise Séloron, écrivain ; Claude Servan-Schreiber, écrivain ; Marie-Claude Smouts, politiste ; Benjamin Stora, historien ; Camille Taboulay, scénariste ; Alain Tarrius, sociologue ; Julien Ténédos, éditeur ; Emmanuel Terray, anthropologue ; Anne-Laure Tissut, américaniste ; Michel Tubiana, avocat, Anne Marie Thiesse, historienne ; Eric Verdier, sociologue ; Hélène Vérin, philosophe ; Patrice Vermeren, philosophe ; Pierre Vespérini, éditeur ; Virginie Vinel, anthropologue ; Loïc Wacquant, sociologue ; Sophie Wahnich, politiste ; Jean-Pierre Warnier, ethnologue ; Sabine Wespieser, éditeur ; Patrick Weil, historien ; Françoise Zonabend, anthropologue ; Ines G. Zupanov, historienne.

  

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